Echo
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SMALL THINGS LIKE THESE / TU NE MENTIRAS POINT
Cillian Murphy en charbonnier qui découvre l'horreur derrière les murs d'un couvent. Adapté de Claire Keegan, porté par une retenue qui rend tout plus insoutenable. Un film magnifique, sur le silence complice de toute une communauté
PRESENCE - Beau concept, longue soirée
Soderbergh filme une maison hantée entièrement du point de vue du fantôme. La caméra, c'est le spectre. Parti pris malin, exécution qui endort. Pas pour moi.
THE RUNNING MAN - Transformer la rage en produit
Edgar Wright adapte Stephen King, beaucoup plus fidèlement qu'en 1987. Glen Powell traqué par un jeu télévisé mortel dans une Amérique tenue par un média tout-puissant. Et une question qui cogne : que fais-tu quand le système transforme ta révolte en spectacle ?
THE SHRINKING MAN - Du contrôle au néant
Jan Kounen adapte Matheson, Jean Dujardin rétrécit sans fin. Un film quasi muet sur la perte de tout, porté par un acteur impeccable et un soin maniaque des textures. Vu en faisant fi des critiques, et tant mieux.
THE SUBSTANCE - Date de péremption
Une star sur le déclin s'injecte une version plus jeune d'elle-même. Body horror féministe et viscéral, Demi Moore en icône brisée. Fort, dérangeant, et un postulat de départ qui coince.
REGARDE LES HOMMES TOMBER - Deux solitudes
Premier film de Jacques Audiard, et déjà un coup de maître. Un polar français noir et tendu, où deux hommes mûrs glissent vers le pire, un jeune paumé accroché à l'un d'eux.
MEAN STREETS - Les rues de Little Italy
Le film où naît Scorsese. Little Italy, New York 1973, deux gamins qui montent dans la pègre. Tout son cinéma à venir est déjà là, brut, nerveux, à vif.
SIN CITY - La couleur dans le noir
Vu près de vingt ans après sa sortie, et toujours pas une ride. Une bande dessinée qui prend vie à l'écran, en noir et blanc tranché et giclées de couleur.
LEURS ENFANTS APRÈS EUX - Un passé trop beau
Adapté du Goncourt de Nicolas Mathieu, porté par un Gilles Lellouche bouleversant. Mais le film préfère sublimer un passé fantasmé plutôt que gratter là où ça fait mal
PROJECT SILENCE - Cousu de fil blanc
Un carambolage dans le brouillard sur un pont, des chiens militaires mutés lâchés dans la nature. Sur le papier, ça promet. À l'écran, ça s'efface avant la fin du générique.
Steve - Ceux dont personne ne veut
Murphy rafle l'Oscar pour Oppenheimer, et juste après il fait quoi ? Deux petits films intimes avec un réalisateur belge. Steve, c'est une journée dans une école pour gamins dont plus personne ne veut. Du cinéma humain, sans esbroufe.
Taken avant l'heure, mon plaisir d'enfance !
Le film d'action de mon enfance, jamais détrôné. Schwarzy en colonel Matrix, un tronc d'arbre sur l'épaule, une fille à récupérer et un arsenal qui grimpe jusqu'au bazooka. Du plaisir pur, et pas coupable.
Le bayou se souvient
Un bayou bien réel, un slow burn produit par Shyamalan, et deux récits qui finissent par n'en faire qu'un. Balancé sur Max sans salles, alors que c'est une pépite. Laisse-moi te convaincre.
FAMILY THERAPY : La cage dorée et creuse
Photo sublime, acteurs à fond, son ciselé, un pitch en or emprunté à Pasolini. Tout y était. Et puis le troisième acte est arrivé
Mongol : Le temps n'existe pas chez les nomades
vant d'être Gengis Khan, il fut Temudjin : un enfant, un fugitif, un homme brisé. Sergei Bodrov filme cette part d'ombre et de steppe. Et moi, j'ai vécu quatre mois sur ces terres. Alors ce film-là n'en est pas tout à fait un.
Amer Béton bienvenue à Takaramachi
Un soir, au hasard d'un abonnement, sans rien en attendre. J'en suis ressorti changé, et en larmes. Voilà comment un film qui n'était pas ma came est devenu l'un des miens.
Aronofsky... Merci
: Un film de cœur, ça ne se chronique pas vraiment. Ça se confesse. Celui-là, Aronofsky l'a sorti en 2006, et je l'ai vécu comme peu d'autres. Voilà pourquoi.
De l'autre côté du mur : Le jardin et les cendres
Jonathan Glazer filme la vie de famille du commandant d'Auschwitz dans sa maison mitoyenne du camp. Il ne montre jamais l'horreur. Il la fait entendre. Et ce hors-champ est l'un des gestes de mise en scène les plus terrassants du cinéma récent.
Coppola arrête le temps, dommage qu'il n'arrête pas son film
Coppola a mis quarante ans et cent vingt millions de sa propre poche pour accoucher de ça. Le résultat est un naufrage. Mais un naufrage qui ose, et c'est presque plus précieux que les rafiots calibrés qui ne coulent jamais parce qu'ils ne quittent pas le port.
First Cow - Coup de coeur antispectaculaire
Un western sans duel, sans diligence, sans mâchoire carrée. Kelly Reichardt filme deux crève-la-faim et leur petite combine, et signe le film le plus doux et le plus politique qu'on ait croisé depuis longtemps.
Kaamelott Livre II : l'épopée à hauteur de bras cassés
Je ne comprends pas la plupart des critiques. Parti chafouin, ressorti avec l'envie de la suite.
The Last Jedi, mon préféré de la postlogie
Le mal-aimé de la postlogie et de loin mon préféré. Plaidoyer pour un film qui ose.