◢◤ JOURNAL DE BORD // FRÉQUENCES LIBRES // ZONE AUTONOME TEMPORAIRE

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TRANSMISSIONS RÉCENTES
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ÉCRAN

PRESENCE - Beau concept, longue soirée

Soderbergh filme une maison hantée entièrement du point de vue du fantôme. La caméra, c'est le spectre. Parti pris malin, exécution qui endort. Pas pour moi.

02
ÉCRAN

THE RUNNING MAN - Transformer la rage en produit

Edgar Wright adapte Stephen King, beaucoup plus fidèlement qu'en 1987. Glen Powell traqué par un jeu télévisé mortel dans une Amérique tenue par un média tout-puissant. Et une question qui cogne : que fais-tu quand le système transforme ta révolte en spectacle ?

03
ÉCRAN

THE SHRINKING MAN - Du contrôle au néant

Jan Kounen adapte Matheson, Jean Dujardin rétrécit sans fin. Un film quasi muet sur la perte de tout, porté par un acteur impeccable et un soin maniaque des textures. Vu en faisant fi des critiques, et tant mieux.

04
ÉCRAN

THE SUBSTANCE - Date de péremption

Une star sur le déclin s'injecte une version plus jeune d'elle-même. Body horror féministe et viscéral, Demi Moore en icône brisée. Fort, dérangeant, et un postulat de départ qui coince.

05
ÉCRAN

REGARDE LES HOMMES TOMBER - Deux solitudes

Premier film de Jacques Audiard, et déjà un coup de maître. Un polar français noir et tendu, où deux hommes mûrs glissent vers le pire, un jeune paumé accroché à l'un d'eux.

06
ÉCRAN

MEAN STREETS - Les rues de Little Italy

Le film où naît Scorsese. Little Italy, New York 1973, deux gamins qui montent dans la pègre. Tout son cinéma à venir est déjà là, brut, nerveux, à vif.

07
ÉCRAN

SIN CITY - La couleur dans le noir

Vu près de vingt ans après sa sortie, et toujours pas une ride. Une bande dessinée qui prend vie à l'écran, en noir et blanc tranché et giclées de couleur.

08
ÉCRAN

LEURS ENFANTS APRÈS EUX - Un passé trop beau

Adapté du Goncourt de Nicolas Mathieu, porté par un Gilles Lellouche bouleversant. Mais le film préfère sublimer un passé fantasmé plutôt que gratter là où ça fait mal

09
ÉCRAN

PROJECT SILENCE - Cousu de fil blanc

Un carambolage dans le brouillard sur un pont, des chiens militaires mutés lâchés dans la nature. Sur le papier, ça promet. À l'écran, ça s'efface avant la fin du générique.

10
ÉCRAN

Steve - Ceux dont personne ne veut

Murphy rafle l'Oscar pour Oppenheimer, et juste après il fait quoi ? Deux petits films intimes avec un réalisateur belge. Steve, c'est une journée dans une école pour gamins dont plus personne ne veut. Du cinéma humain, sans esbroufe.

11
ÉCRAN

Taken avant l'heure, mon plaisir d'enfance !

Le film d'action de mon enfance, jamais détrôné. Schwarzy en colonel Matrix, un tronc d'arbre sur l'épaule, une fille à récupérer et un arsenal qui grimpe jusqu'au bazooka. Du plaisir pur, et pas coupable.

12
ÉCRAN

Le bayou se souvient

Un bayou bien réel, un slow burn produit par Shyamalan, et deux récits qui finissent par n'en faire qu'un. Balancé sur Max sans salles, alors que c'est une pépite. Laisse-moi te convaincre.

13
ÉCRAN

FAMILY THERAPY : La cage dorée et creuse

Photo sublime, acteurs à fond, son ciselé, un pitch en or emprunté à Pasolini. Tout y était. Et puis le troisième acte est arrivé

14
ÉCRAN

Mongol : Le temps n'existe pas chez les nomades

vant d'être Gengis Khan, il fut Temudjin : un enfant, un fugitif, un homme brisé. Sergei Bodrov filme cette part d'ombre et de steppe. Et moi, j'ai vécu quatre mois sur ces terres. Alors ce film-là n'en est pas tout à fait un.

15
ÉCRAN

Amer Béton bienvenue à Takaramachi

Un soir, au hasard d'un abonnement, sans rien en attendre. J'en suis ressorti changé, et en larmes. Voilà comment un film qui n'était pas ma came est devenu l'un des miens.

16
ÉCRAN

Aronofsky... Merci

: Un film de cœur, ça ne se chronique pas vraiment. Ça se confesse. Celui-là, Aronofsky l'a sorti en 2006, et je l'ai vécu comme peu d'autres. Voilà pourquoi.

17
ÉCRAN

De l'autre côté du mur : Le jardin et les cendres

Jonathan Glazer filme la vie de famille du commandant d'Auschwitz dans sa maison mitoyenne du camp. Il ne montre jamais l'horreur. Il la fait entendre. Et ce hors-champ est l'un des gestes de mise en scène les plus terrassants du cinéma récent.

18
ÉCRAN

Coppola arrête le temps, dommage qu'il n'arrête pas son film

Coppola a mis quarante ans et cent vingt millions de sa propre poche pour accoucher de ça. Le résultat est un naufrage. Mais un naufrage qui ose, et c'est presque plus précieux que les rafiots calibrés qui ne coulent jamais parce qu'ils ne quittent pas le port.

19
ÉCRAN

First Cow - Coup de coeur antispectaculaire

Un western sans duel, sans diligence, sans mâchoire carrée. Kelly Reichardt filme deux crève-la-faim et leur petite combine, et signe le film le plus doux et le plus politique qu'on ait croisé depuis longtemps.

20
ÉCRAN

Kaamelott Livre II : l'épopée à hauteur de bras cassés

Je ne comprends pas la plupart des critiques. Parti chafouin, ressorti avec l'envie de la suite.

21
ÉCRAN

The Last Jedi, mon préféré de la postlogie

Le mal-aimé de la postlogie et de loin mon préféré. Plaidoyer pour un film qui ose.