L’étroitesse d’esprit rend l’âme rabougrie.
Tu r’gardes l’humanité à travers un trou d’souris,
Et penses avoir les réponses d’ce monde rempli d’fils de puterie.
Égo auto-alimenté dans un vase clos, croupi.
“Respire. Et si ça suffit pas, re-respire.”
Parce que c’est pas avec d’la rancœur qu’on va se grandir.
Instinct primaire, vision délétère :
Solution qui sort du sphincter.
Quand tu tapes sur tes semblables, ça en devient lamentable.
C’est toi que tu mutiles, et pourtant tu jubiles, inutile.
Le seul combat à mener n’est pas vers le bas,
Mais vers les strates d’en haut que tu ne sais pas combattre.
Trop d’esbroufe dans un combat vain.
Eux sont tranquilles tant que leur épouvantail t’obnubile,
Tant que leurs places ne vacillent.
Les nuances de ce monde : un danger pour certains.
L’homogénéité comme dogme,
Des couleurs au travail.
Des clivages manichéens, réflexions ras des pâquerettes.
Ce monde est multiple, eux le voudraient lisse.
Ils préfèrent stagner dans leur ignorance,
Patauger dans leur suffisance,
Ensevelis dans un fantasme qui n’a aucun sens.
Le changement, ça détruit la zone de confort.
Se sentir vulnérable : un signe de faiblesse
Pour ceux qui se drapent dans l’arrogance d’un orgueil certain,
Et n’acceptent pas la noblesse
Qui découle d’une connaissance de leurs propres failles.
Avoir des sentiments, des batailles, du cœur pour son prochain,
Accepter qu’on n’est pas détenteur du meilleur chemin…
C’est pas pour demain; parce que « demain c’est loin ».
Mes Gribouillis #2
SNR -18 dB
[ BRUIT DE FOND // INTERFÉRENCE ]
Ce monde est multiple, eux le voudraient lisse.
« Eux sont tranquilles tant que leur épouvantail t’obnubile, »
Le signal va dans les deux sens.
émets en retour
// FIN DE TRANSMISSION_
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